Comment vraiment choisir un jeu qui va te plaire ?

L’autre jour, j’ai claqué 70 balles dans un jeu PS5 ultra hypé. Résultat : 2h de jeu et retour direct dans sa boîte. Ça vous est déjà arrivé ? Moi, trop souvent.

Le problème c’est qu’on se laisse tous avoir par les bandes-annonces léchées et les avis dithyrambiques du moment. On achète, on teste, on regrette. Franchement, avec les prix actuels des jeux (merci l’inflation), se planter devient un luxe qu’on peut plus se permettre.

Ton profil de joueur, c’est quoi au juste ?

Avant de craquer pour le prochain AAA à 80 euros, pose-toi deux minutes. T’es plutôt du genre à jouer 30 minutes après le boulot ou tu peux enchaîner 6h un dimanche ? Parce que clairement, ça change tout.

J’ai un pote qui achète systématiquement des RPG de 100h alors qu’il a jamais fini un seul jeu de sa vie. Il les lance, joue 10h, puis passe au suivant. Un autre ne jure que par les FPS compétitifs mais rage au bout de 20 minutes à chaque fois (et réveille ses voisins). Sans parler de celui qui s’est mis aux jeux de casino en ligne en pensant faire fortune rapidement…

Perso, j’ai mis du temps à accepter que j’étais devenu un « casual gamer ». Les soirées jusqu’à 3h du mat’ sur WoW, c’est fini. Maintenant je cherche des trucs que je peux mettre en pause n’importe quand sans perdre ma progression.

Les différents types de joueurs (version honnête)

Type de joueur Temps dispo Ce qui marche À éviter
Le parent débordé 30min-1h max Jeux mobiles, roguelike courts MMO, RPG massifs
L’étudiant fauché Beaucoup Free-to-play, Game Pass Nouveautés plein pot
Le compétiteur frustré 2-3h/jour FPS ranked, MOBA Jeux solo narratifs
Le collectionneur nostalgique Variable Remasters, indés rétro Battle royale du moment

Les pièges classiques à éviter

Le syndrome FOMO (fear of missing out), on connaît tous. Tout le monde parle du dernier Battlefield ? Hop, précommande direct. Sauf que bon, si t’as jamais accroché aux FPS multijoueur avant, y’a peu de chances que ça change miraculeusement.

Les soldes Steam, parlons-en. Cette bibliothèque de 300 jeux dont t’as lancé 20% max. On se dit « pour ce prix-là, je risque rien » et on accumule. Résultat : paralysie du choix et culpabilité.

D’ailleurs en parlant de choix et de divertissement, Vegas Plus Casino propose un bon plan pour les amateurs de slots avec une sélection assez variée. Mais revenons aux jeux vidéo.

vraiment choisir jeu qui

Le piège du « c’est comme X mais en mieux »

Combien de fois on nous a vendu un jeu comme étant « le Dark Souls de… » ou « le Zelda mais avec… » ? Ces comparaisons foireuses m’ont fait acheter tellement de daubes.

Un jeu qui essaie d’être comme un autre rate souvent sa propre identité. T’achètes en pensant retrouver les sensations du jeu original et tu te retrouves avec une copie fade qui te rappelle juste pourquoi l’original était si bien.

Comment je teste avant d’acheter maintenant

YouTube est devenu mon meilleur ami. Pas les reviews sponsorisées hein. Je parle des let’s play sans commentaire, juste le gameplay brut pendant 30 minutes. Tu vois direct si le rythme te convient.

Les démos, quand elles existent encore (de plus en plus rare malheureusement). Y’a rien de mieux pour se faire une vraie idée. Steam fait parfois des weekends gratuits sur certains titres, c’est le moment idéal pour tester.

Le Game Pass (ou équivalent PlayStation), c’est devenu mon terrain de test. 15 euros par mois pour essayer plein de trucs sans engagement. J’ai découvert des pépites que j’aurais jamais achetées sinon.

Ma méthode en 4 questions

Avant chaque achat, je me pose ces questions :
– J’ai vraiment le temps de m’y investir ?
– C’est un genre que j’apprécie déjà ?
– Je l’achète pour moi ou pour faire comme les autres ?
– À quand remonte mon dernier achat impulsif regretté ?

Simple mais efficace. Ça m’a évité pas mal de conneries récemment.

Comment vraiment choisir un jeu qui va te plaire ?

Les valeurs sûres selon ton profil

Si t’as peu de temps : Les roguelike type Hades ou Dead Cells. Des sessions courtes mais intenses, progression sauvegardée automatiquement. Parfait pour une pause déj.

Si t’aimes prendre ton temps : Les jeux de gestion/construction. Cities Skylines, Two Point Hospital… Tu peux mettre en pause, réfléchir, reprendre. Pas de stress.

Si tu joues en famille : Les party games Nintendo restent imbattables. Mario Kart, Mario Party… Ouais c’est cliché mais ça marche.

Si t’es nostalgique : Les collections retro et les remasters bien foutus. La Teenage Mutant Ninja Turtles Collection m’a replongé direct en 1992.

Adaptabilité du choix

Ce qui est marrant, c’est que ton profil évolue. J’étais un hardcore gamer étudiant, je suis devenu un casual trentenaire. Et c’est OK.

Faut juste accepter de faire le deuil de certains genres. Les JRPG de 80h ? Plus pour moi. Les MMO chronophages ? Terminé. Par contre j’ai redécouvert le plaisir des jeux indés courts mais marquants.

L’important c’est de pas se forcer. Si tu lances un jeu par obligation plus que par envie, c’est mort d’avance.

Le budget, parlons-en cash

70-80 euros un jeu neuf, c’est devenu la norme. Pour ce prix, t’as intérêt à être sûr de ton coup. Moi j’ai adopté la règle du « 1 euro = 1 heure de jeu ». Un jeu à 60 balles doit me tenir 60h pour que je considère ça rentable.

C’est discutable comme méthode (un jeu court mais excellent peut valoir le coup) mais ça m’aide à relativiser. Un film au ciné c’est 12 euros pour 2h. Un jeu à 30 euros qui me tient 10h, c’est déjà mieux niveau ratio.

Les alternatives malignes

Les jeux d’occasion, faut pas avoir honte. Attendre 6 mois et choper le même jeu à -50%, c’est du bon sens. Les versions GOTY avec tous les DLC au prix du jeu de base initial, c’est mon kiff.

Le partage de compte (quand c’est légal), j’assume. On est deux potes à se partager un compte PlayStation. On divise les frais, on double le catalogue. Win-win.

Les bundles Humble Bundle et compagnie. Pour le prix d’un jeu neuf, t’en as 8-10. Même si t’accroches qu’à deux, c’est rentable.

Au final, choisir le bon jeu c’est surtout une question d’honnêteté avec soi-même. Accepter ses limites de temps, son niveau réel, ses vraies envies. Pas celles dictées par les influenceurs ou les potes.

La prochaine fois que tu hésites devant un jeu, demande-toi vraiment : « C’est pour moi ou pour Instagram ? » La réponse devrait t’aider à garder tes 70 euros.

Ce contenu a été publié dans Blog. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.